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Interview Dr. Jekyll & Mr. Hyde : Dadoo.

Après Akhenaton, Kohndo et Triptik, on est gâtés en ce qui concerne les « anciens », ceux qui, dans leur carrière, ont ajouté leur pierre à ce bel édifice qu’est le Rap Français. Vous étiez curieux de savoir ce que devenait Mr. Dents-de-Loups, j’ai nommé Dadoo, et bien nous aussi. Du coup, j’ai eu la chance de l’interviewer la semaine dernière, et voici le résultat de nos quelques heures d’échanges fantastiques accompagnées encore une fois de nombreuses crampes abdominales à force de se fendre la pêche.

REPÈRES :

Âge : 36 ans
Genre musical : La bonne musique
Nombre d’années dans la musique : Depuis que j’ai 14 ans

DR JEKYLL :

Débuts dans la musique :
Ce qui m’a attiré dans la musique, c’est vraiment la danse, le break, les chorés folles. Un soir, mon père m’a appelé pour venir regarder une émission avec lui. C’était un plateau de Michel Druker, et un groupe appelé Street Machine a interprété Street Dance, ça m’a scotché ! Il y avait aussi un autre truc qui me fascinait, c’est tout con, mais c’était les wimètres sur les postes à l’ancienne ! Ces barres de couleur qui bougeaient au rythme de la musique, ça me parlait.

Un artiste qui  t’a inspiré :
Stevie Wonder sans hésitation. C’est quelqu’un qui a une manière pertinente de créer de la musique dans la mesure où il joue plein d’instruments. Ce que je veux dire, c’est que par exemple, c’est pas un batteur, mais il joue de la batterie sur ses disques. Il s’approprie ses instruments, les joue à sa manière, quitte à inventer de nouveaux codes. Finalement, il a démocratisé l’accès à la musique tout au long de son œuvre.

Petit tu rêvais d’être :
Je rêvais de chanter sur une scène à Paris.

D & The Zepp :
Notre concept, du moins notre ambition, c’est de réussir à faire une musique qui plaît à tous. Ce projet sera réussi et s’achèvera quand on y sera arrivé. L’idée, c’est de mélanger les genres, de ne pas s’enfermer dans un style afin de créer un truc universel. Tout part du blues, qui est pour moi la racine de la musique contemporaine populaire. Il y avait deux racines, le blues aux USA et la musique classique en Europe, et c’est la fusion des deux qui donne la musique qu’on entend aujourd’hui. Du coup, en partant du blues, on essaye de développer un contre-courant, une vraie alternative avec de vrais instruments. C’est un projet qui est loin d’être terminé.

D & The Zepp


Numerik Brothers :

Le concept est très simple, c’est un DJ et un MC qui font des soirées. C’est un sound system quoi ! L’idée n’est vraiment pas de faire de la création, mais tout simplement de revenir au concept de soirée originel : des platines et un micro. Du coup, je joue avec mon pote Davyd Vener, qui était déjà là à l’époque de KDD. J’anime sur ses mix et je branche un clavier pour jouer par dessus pendant ses transitions. En terme de registre, on joue vraiment de tout, tout en essayant de rendre hommage à l’essence même d’un set DJ : la technique. Dubstep, Electro, Hip-Hop, R&B, Rock … tout ce qu’on aime et qu’on estime musical y passe.

Numerik Brothers


Instruments :

Je joue de la basse, du clavier, un peu batterie et de la guitare. J’ai tout appris seul et je pense que c’est indispensable. J’ai eu l’occasion d’apprendre à force de traîner dans les studios. J’écrivais assez vite et du coup, quand j’avais fini et que j’attendais mon tour pour poser, je me promenais et apprenais à jouer des instruments qui traînaient.

Interlude : Tiens, j’en profite pour te presenter Davyd Vener qui est avec moi ce soir, mon confrère de Numerik Brothers, et notre tourneur Jean-Marc.

Meilleur souvenir :
Ouh, c’est dur de t’en sortir un seul, il y en a vraiment plein ! Si je devais n’en retenir qu’un, ce serait sans doute lorsque j’ai joué avec Jean-Michel Jarre sous la tour Eiffel un 14 juillet. En fait, j’avais fait un remix d’un de ses morceaux, et il m’a invite à venir le jouer sur scène avec lui. C’était fou, il y avait deux millions de personne, et les pompiers éteignaient un début d’incendie derrière la scène. Je peux dire que j’ai mis le feu (rires) ! Des bons souvenirs, il y en a des tonnes, mais j’espère que le meilleur
reste à venir !

Pire Souvenir :
Ah, ça c’est déjà plus simple à trouver ! C’était il y a quelques temps, je sortais du Parc des Princes en voiture avec Joey Starr, et on s’est retrouvé au milieu du Kop Boulogne. Joey s’est fait insulter par des skinheads et a voulu sortir pour se battre. Et là je lui ai dit “Mais Joey, réfléchis avant de t’énerver, il y a rien à faire là !”. Bilan : vitres brisées, voiture défoncée, mais on s’en est sorti sains et saufs.

Le Rap Français :
Je préfère te parler de ce qui est positif. Pour moi, la meilleure chose qui est arrivée au rap français depuis pas mal de temps, c’est Grems et son équipe, pas forcément que pour la musique, mais plus pour l’état d’esprit. C’est un exemple, parce qu’ils ont leur public et ils gèrent tout leur business en indé. Le négatif ne m’intéresse pas. Ce que je peux te dire, c’est que le rap a pris un côté Cetelem, parce que le rap français a toujours vécu à crédit (rires). Et pour moi, les mauvais élèves ne sont pas forcément les rappeurs, mais plutôt cette petite couronne de managers Parisiens qui vit entre le VIème et le XVIème … les Bad Boys du XVIème quoi (rires). Ce sont des mecs qui n’ont pas réussi à devenir traders et du coup ils imposent leur vision post colonialiste à la masse immigrée en France. Ils ont créé une sous-culture du rap Français et ont réussi à l’imposer en s’appuyant sur des clichés complètement faux, genre Bienvenue chez les Bylkas !
Mais restons positif, l’avenir n’est pas sombre. Le rap est né par essence, il est indépendant, dissident… Me retirer du rap en 2006 finalement, c’était continuer à en faire, sinon je participais au génocide. Et pourtant, crois moi, quand j’ai quitté le rap, j’étais sur un trône très confortable : on venait de faire un succès avec « L’avenir est à nous » avec Kool Shen et Rohff. Mais je me suis retiré comme Jospin (rires), parce que c’était mes convictions, ma ligne de conduite. Je me rappelle d’une interview avec Ardisson, il m’avait demandé comment je voyais le futur. Je lui avais répondu que le futur ce sera la musique, mais pas le rap à tout prix. Plus je passais sur Skyrock, plus je me disais “Merde, je suis foutu”. Tu vois pour moi, l’écriture d’une chanson, c’est facile. Il suffit d’écouter ce qui se passé dans la rue, c’est la matière première pour un MC. Il suffit de regarder les gens, et beaucoup l’ont oublié, préférant faire “rêver” le public à travers une fausse vie.

Dadoo, Grems et son équipe

Thème d’un éventuel nouveau morceau :
Ce serait sur la thématique “Rester jeune à tout prix”. Je ferais passer le message suivant : vieillir, c’est finalement se rendre compte qu’on reste jeune plus longtemps. Quand l’âge avance, ce qui préoccupe le Français, c’est le mariage, avoir un CDI, être solvable… Personnellement, je ne me suis jamais posé ces questions là. Je crois que chaque heure d’une vie est légitime, qu’elle est aussi valable que les autres. Tu peux insuffler un nouveau message à n’importe quel âge. Les anciens rappeurs ont d’ailleurs un aplomb beaucoup plus porteur dans les lyrics que ce qu’on pouvait dire à 20 ans, même si on peut déjà dire des choses très cohérentes et conscientes à cet age.

TOP 5 artistes Rap Français :
Oxmo Puccino, Akhenaton, Booba, Kool Shen, Grems et son équipe.

TOP 5 artistes :
Jimi Hendriks, Mike Levis, John Coltrane, Ray Charles, Stevie Wonder.

Joey Starr :
C’est un mec brillant, travailler avec lui a été une expérience extraordinaire. Mais c’est quelqu’un qui n’a pas encore les couilles d’assumer ce qu’il est artistiquement, et je trouve ça dommageable qu’il veuille se cantonner à du “rap skyrock”. Ça vient des forces de persuasion des Bad Boy du XVI (rires).
Je pense sincèrement qu’il a encore de beaux succès commerciaux devant lui mais je reste vraiment curieux, j’aimerais qu’il aille plus loin. Mais ça reste un ami, on est encore en contact. On se voit, un rhum, une bouteille de joint et c’est parti (rires). Merde, je viens de dire du rhum et une bouteille de joint, c’est la fatigue (rires).

Les BO de film :
Rrrrrr,
ça représente ma rencontre avec Chabat. Nous avons un ami en commun qui lui a fait écouter ce que je faisais, et il a kiffé. A ce moment là, il sortait de l’immense succès d’Astérix. Il avait un projet de film et il me dit “écoute, j’ai un truc à te proposer pour faire de la musique. En revanche, ce sera un échec” (rires). J’ai fait un morceau pour la BO qu’il a choisi comme générique : “Dingo Dingo”. Ce qui était drôle, c’est qu’au moment où il a fait le film, il était incapable de dire qui était la cible : les enfants, les adultes, les deux… Du coup, le brief c’était “La préhistoire”, c’est vaste. J’ai vraiment adoré ce projet autant que j’ai adoré le film. Je suis un grand fan de Chabat, il peut péter dans l’eau, ça me fera marrer (rires).

Génériques TV / Spots de pub :
J’ai eu pas mal de plans via des potes qui sont réalisateurs de pub ou qui travaillent dans les médias. Ils sont dans un rush et ils m’appellent. C’est plus pour rendre service que par réelle conviction artistique. Mais j’ai fait des trucs super intéressants, comme l’habillage sonore de la chaîne “L’équipe TV” pour les saisons 2008-2010. J’ai aussi fait “On refait le match”, et un spot pour l’Oréal d’un pote qui voulait un truc un peu décalé. J’ai mis 5 piges à maîtriser la prod, enfin 5 piges pour me sentir décomplexer. Le rap et la prod sont deux métiers vraiment différents.

Rituel avant de monter sur scène :
J’ai peur, j’ai cette appréhension, cette angoisse de ne pas être à la hauteur, de ne pas être utile. Surtout quand c’est dans une soirée où tout le monde assure et passe un bon moment. J’ai toujours peur de tout niquer (rires). Du coup, il m’arrive de pisser sur des glaçons, ça me redone du sang-froid. Ça me donne l’impression qu’il y a quelque chose de très chaud qui sort de moi (rires). S’il n’y a pas de glaçons, je pisse aux chiottes ou dehors comme tout le monde !

Un artiste à suivre :
A Toulouse il y a un groupe qui s’appelle Les Sarrazins, c’est des indés. Ce sont des mecs qui viennent de la Reynerie, le quartier d’ou je viens. Dans le Rap Game Français, ce sont des gars à suivre. Ils me font penser à la FF  et 113 au début,  avec cette espèce de ghettoyouth authentique. Ce ne sont pas des voyous mais des mecs corrects qui font ça avec leurs moyens, et qui le font bien. Il y a aussi mon frère Billy Bats qui fait du son, et ça déchire !


Les projets :

Alors pour tout ce qui est Zepp, à savoir une vraie formation rock, des prestations live etc… ça se transforme en show et ça commencera à tourner l’année prochaine. L’objectif serait de remplir des clubs et des salles de 300 personnes et de proposer un truc original.
A côté de ça, je vais faire un peu de rap. Je pense sortir un truc tous les 3 mois, travailler comme un hippie à la façon des White Label. L’idée, ce sera de faire de l’exclu avec quelques images derrières. Bien entendu, vous serez les premiers au courant. Ce qui me donne envie de « revenir » et de refaire des petits morceaux de Hip-Hop, c’est de pouvoir bénéficier de cette ouverture que le net propose, cette démocratisation de la video. Tu peux faire un clip avec un Canon en un aprem, alors qu’avant quand on parlait de clip, c’était 30 000€ de budget minimum. J’aimerais vraiment me créer un répertoire avec ces nouveaux outils, bosser avec tous ces mecs qui ont du talent mais pas d’oseille. Et ce qui est rassurant et me fait avancer, c’est que je ne suis pas le seul à penser comme ça. Je reprends l’exemple de Grems qui est un mec qui prend les devant et qui est précurseur dans ce domaine. D’ailleurs, si j’étais sur My Major Company, je miserais sur lui (rires). Non vraiment, Internet, ça donne une nouvelle envergure au truc. Regarde au Maghreb, ils font la revolution avec Internet, et en France ils surfent sur Price Minister (rires).

MR HYDE :

Toi élève :
Ahh, ça donnait ! J’étais vraiment pas un mec turbulent. Je venais du quartier, mais je ne mettais pas de coups de pression ou quoi que ce soit. J’étais plutôt dans le fond de la classe, et je commençais à écrire des ébauches de lyrics, à faire du rap. En fait, j’ai un peu vu l’école comme une obligation. L’année ou je devais passer mon bac, mon père m’a laissé un an. Il m’a dit, soit cette année tu réussis dans la musique, soit on en parle plus et tu fais de la compta. Du coup, je suis revenu un soir à la maison avec un contrat Sony et deux albums à faire. L’école a été pénible pour moi, mais je ne recommande pas d’avoir cette approche. Si tu ne vas pas à l’école, tu passes à côté de plein de trucs, de plein de choses qu’on ne te dit pas. Je dis pas, la rue enseigne pleins de trucs : la débrouillardise, la gestion des galères… Mais l’école, ça t’apprend à gérer tes idées, ton fric, ton mental … à penser quoi !

Lecture :
J’adore la poésie évidemment, que ce soit les classiques comme Baudelaire ou Verlaine, ou encore Allen Ginsbergn, un poète de la Beat Generation qui a emmergé dans les années 60.  Sinon, je lis de tout  ! Joeystarr m’avait offert un livre du philosophe Niechtze que j’ai bien apprécié. Moi, je lui avais offert un bouquin sur l’intégrale des paroles de Gainsbourg.

L’humour :
Plus que l’humour, c’est le cinéma qui m’attire. Mes lyrics m’ont amené à cotôyer des gens du cinéma. Ils voient à travers mes paroles quelqu’un qui pourrait écrire un scénario. C’est d’ailleurs quelque chose que j’ai dans un coin de la tête et que je travaille. Pour l’instant, c’est pas un projet, parce que je ne maîtrise pas encore la discipline. C’est comme pour la prod, il faut que j’atteigne un certain niveau, que je développe mon identité, mon style, pour ne pas me foutre de la gueule des gens. L’image me plaît bien car elle découle de l’écrit.
Pour en revenir à l’humour de manière générale, c’est un état d’esprit pour nous, c’est familial. Avec l’équipe, on se tappe tout le temps des barres. Je ne suis pas le plus fort d’ailleurs, David (Vener NDLR) est très bon ! Je trouve qu’on peut mieux faire passer un message avec l’humour. Les choses les plus importantes passent toujours mieux avec un trait d’humour. Je suis de la génération des Nuls, et grand fan de Chabat.

Film préféré :
(Sans hésitation) Kubrik (nous lui demandons lequel) Kubrik ! (rires). Et après, Clint Eastwood ! C’est le DJ Premier du cinéma : simple, efficace et artistique. Ce que je dis est objectif parce que j’étais plutôt pour les Indiens (rires).

Première pensée en te levant le matin :
C’est quoi mon métier aujourd’hui ? (rires). Non, plus sérieusement, “Est-ce que je vais arriver à l’heure à l’école de mes filles pour pas qu’elles n’aient à assumer le retard lié à mes nuits d’ivresse ?” (rires). Je suis un vrai freestyler.

3 objets à sauver en cas d’incendie :
Ma famille on dit qu’elle est sauvée ? Ok, alors du coup mon clavier, un little phatty série limitée signé Bob Moog, puis ensuite, mon sac de sport rempli de textes. Je prendrais un sac Dunlop, car la route est longue (rires). Et pour finir, un maximum de livres (rires).

Ton plus gros mensonge :
Je ne mens jamais.

Une passion cachée :
La peinture, le dessin. C’est pas quelque chose que j’assume trop parce que quand j’ai commencé à vouloir graffer à 16 ans, le mec qui m’accompagnait m’a dit un truc qui m’a bloqué : “Pour tagguer, il faut réussir à écrire son nom sans lever son doigt de la bombe”. Le mec était un gros con, déjà parce qu’il disait n’importe quoi, et ensuite parce qu’il m’a frustré. J’étais loin d’avoir un talent quelconque, mais c’est quelque chose qui me fait du bien, qui me libère.
Sinon, c’est moins caché, mais j’aime bien le pinard. Je crois que mon vin préféré c’est un Nuit St-Georges, un Bourgogne que j’ai bu à la naissance de ma première fille.

Tes filles :
J’ai 3 filles. Là, on est train de reformer les Destiny’s Child. Si je me démerde bien, dans 10 ans j’empoche (rires).

Dans la peau d’un homme pendant 24h :
Je choisirais la peau d’une femme, parce que j’essaye toujours de leur faire du bien (rires). Non vraiment, une femme, si elle est un peu intelligente et qu’elle a de la pertinence, elle a forcément tout pour réussir. C’est une arme fatale. Bon, sauf si elle est cheum, là c’est foutu (rires).

Un surnom :
J’en ai plein, c’est le grand problème de ma vie : Dadoo, Dents de Loup, ça c’est les soirées au Jack (rires). (David Vener prend alors la parole pour expliquer l’origine du surnom) C’est venu naturellement : il avait la rage quand il rappait, et un loup a les dents bien acérées. Le loup, c’est un animal pur, sauvage et original. Et enfin, c’est surtout le fait que Dadoo a une identité qui faisait qu’il était hyper convoité par le gratin Parisien, aussi bien par le côté bling bling que par le côté underground. Du coup, on disait qu’il avai une dent bling et une dent ghetto (rires).
(Dadoo reprend la parole) Tiens, je te présente Jean-Marc en parlant de soirée. Le Eddy Barkley black de Toulouse (rires). Sinon, pour finir les surnoms, il y a Dan PPDA. Dan, c’est la diminution de mon état civil : Daniel Mamadou Camara.

Trois personnes avec qui diner :
Sans trop hésiter, je dirais Jimi Hendriks, Jim Morrison et Biggie. Je leur dirais déjà merci pour leur contribution à la musique, puis je leur demanderais s’ils ne sont pas partis parce que c’est mieux ailleurs. Et une fois qu’ils auront bien mangé, je leur dirais “si vous venez sur mon prochain album, je fais un combat de ouf” (rires). C’est David qui ferait à manger. Des bonnes pâtes et du vin, parce qu’il faut des sucres lents pour Biggie (rires).

Le repas de ce soir :
C’est freestyle, on est un peu comme le iPhone, il faut nous recharger de temps en temps. On mange pour avoir de la batterie, ce sera donc sûrement très tard et ce qui traine.

Un site internet :
Dirty 21 évidemment, après Fubiz pour le côté Hype, ché-bran du net, mais Crédit Agricole souvent (rires).

Ce que tu refuserais de faire meme pour un million d’euro :
Les prendre à quelqu’un que je connais. Je ne mens jamais rappelle-toi !

Ce que tu ferais avec un million d’euros :
Je monte le label de ouf qui “vend” de la musique gratuite, et qui remplit des salles de concert.

Tes 5 derniers achats par carte bancaire :
Que des applis iPhone : la dernière s’appelle Awesome Note, c’est un espèce de truc qui permet de t’organiser. Après il y a un truc qui s’appelle fourtrack, un séquenceur 4 pistes, c’est pas mal pour rigoler. Ensuite il y a un truc qui s’appelle Celtics, un logiciel de scénards super bien foutu. J’ai aussi choppé iTask, un truc d’organisation genre agenda machin, et Evernote, une appli de traitement de texte sur le cloud.

Un talent que tu aimerais avoir :
Le talent de la cuisine. J’ai pas assez travaillé le délire. J’aimerais avoir ce truc où, quoi qu’il traine dans ton frigo, tu fais un plat avec et tu éclates tout le monde.

Actrice préférée :
Nicole Kidman dans Eyes Wide Shut. C’est une belle Rousse et c’est rare. Dans ce film, elle est éblouissante. Elle a vraiment tout ce que j’aime chez les femmes.

C’est comment chez toi :
C’est simple, pratique, propre. C’est à Toulouse dans le centre, c’est calme et pas cher. (Jean-Marc intervient) Tu remarqueras qu’il ne dit pas qu’il est encore à la té-ci comme tous les anciens. (Dadoo complète) Ah non, en effet, mes filles ne feront pas de quad (rires).

Toi dans dix ans :
Sur scène, je ne sais pas sur quel style de musique, mais je serai au top, et avec David, comme il y a 10 ans.

Libre-expression :
All Weed Need is Love.

Question à nous poser :
Pourquoi autant de courage ? Pas dans le sens « pourquoi tant d’obstination », mais plutôt au contraire, « pourquoi autant de motivation » ?

Ca vient d’un constat qu’on a fait il y a quelques années. On s’est rendu compte qu’il y avait un nivellement global de la musique. Du coup, on a eu l’idée de créer cette structure qui nous permettrait d’une part de partager et de centraliser l’information sur ce qui se passe au niveau culturel, et d’autre part, de présenter notre vision, notre musique, nos créations via notre podcast.
On se rend compte que les statistiques grimpent de 20% chaque mois depuis plus d’un an, du coup ça nous booste, on se dit qu’il y a un public pour les conneries qu’on raconte et ça nous motive. Le mieux dans tout ça, c’est toutes les rencontres qu’on peut faire. Il y a un petit bémol quand même, on a pas encore énormément d’interactions avec les gens qui nous suivent au quotidien, et ça nous plairait !

Voilà, vous savez maintenant tous ce qu’est devenu Dadoo. Il nous a promis que ses morceaux à venir seront en exclu sur votre bon vieux Dirty 21, alors suivez nous de près ! Bonnes vacances !

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