
Il est 21h. Alors qu’un match de ligue des champions occupe tous les foyers, j’ai rendez-vous avec les deux révélations du rap français, Rimcash et Didaï. A cette heure ci, on ne se connaît pas, du moins pas encore. Alors que j’ai une petite appréhension en lançant l’appel Skype, invention merveilleuse pour faire des interviews à distance, Didaï apparaît et me présente Rimcash à la cam. Je suis assez surpris et leur dit je ne le voyais pas asiat, et que je l’imaginais avec des cheveux. Didaï se tape une barre et me dit qu’ils sont en direct de chez Reukmé, un pote chinois chez qui ils ont choisi de faire l’interview car il a Canal + (Rimcash ne voulait pas rater le match).
Le contexte est lancé, et je sens que les heures qui vont suivre vont être drôles. Et je ne me suis pas trompé ! Démonstration.
REPÈRES :
Âge : Rimcash, 28 ans, Didaï , 31 ans (« Par contre tu peux mettre 21, je veux pas perdre mes fans jeunes (rires))
Genre : Les différents courants du hip-hop, du Dirty South au Groove, même si Didaï a des influences plus West Coast
Nombre d’années dans la musique : Environ 10 ans
DR. JEKYLL :
Débuts dans la musique :
Didaï : Je me suis vraiment intéressé au rap en 1994 quand Warren G a sorti Regulate. J’ai pris une grosse gifle et du coup je me suis penché sur l’ensemble du hip-hop Californien. Ensuite, ce qui m’a vraiment donné envie d’écrire, c’est le Wu-Tang en 96. A ce moment là, je rappais pour le délire, avec mes potes, rien de très sérieux. Plus tard, je me suis lancé dans la « prod » via un jeu sur Playstation qui s’appelait Music 2000 (rires). C’était un genre de Groove Ejay pour console, et mine de rien grâce à ça j’ai appris pas mal de choses sur la structure d’un morceau. Par la suite, j’ai acheté un synthé, un sampler, et en 2000, j’ai enregistré mon premier morceau en studio que j’avais entièrement produit.
Ce qui est marrant, c’est que ce morceau a fini sur une compilation assez suspecte, Total Rap, sans même que je sois au courant (Rimcash se marre et nous promet qu’il retrouvera la compil). En 2002, j’ai tout laissé tombé car la période bling-bling, bijoux, grosses bagnoles ne me parlait plus. Mais j’ai quand même continué à faire des prods pour Rimcash. Puis en 2008, deux choses m’ont relancé : un morceau que Rimcash a sorti sur lequel je m’identifiais bien, et la tarte qu’il ma mit dans la gueule pour que je m’y remette (rires, « et j’ai pas fait semblant » hurle Rimcash). J’ai repris le rap en solo, puis avec Rimcash et des potes. C’est à partir de là que l’aventure Rimcash & Didaï a commencée officiellement.
Rimcash : Pour ma part, j’ai commencé plus tard, en 1998. Je me suis lancé en écrivant quelques textes. J’ai ensuite passé pas mal de temps au bled (Maroc, NDLR), période pendant laquelle j’ai été super productif. Quand je suis revenu, j’ai naturellement rejoint Didaï qui était déjà bien dedans. A partir de 2000 on a fait pas mal de répet’, de sessions studio, c’était à la La Peche, à Montreuil. Après il y a eu les années lycées, durant lesquelles on a fait pas mal de freestyles et écrit beaucoup de textes pour passer le temps (rires). Et puis, en 2008/2009, on s’est lancé Didaï et moi dans un truc ensemble et on a sorti la mixtape MothaFuckaMook. Depuis, on continue à s’aimer et bosser ensemble (rires).
Un artiste qui vous a inspiré :
Didaï : Heu… Je dirais Snoop Dogg, mais le Snoop de 93 à 96, parce que c’est un des premiers MC qui est arrivé avec des paroles super crues et un flow très original. Le genre de rappeur qui te parle de meurtre limite en chantant. Le mec te faisait danser en parlant de trucs de ouf, de drogue, de crimes, de meufs, c’est dingue !
Rimcash : Oxmo Puccino et Tupac, je sais pas trop pourquoi ils m’ont vraiment marqué. Bon, si, Opéra Puccino m’a vraiment mis une tarte à l’époque, et j’aime vraiment sa démarche de toujours changer, d’évoluer constamment. Tupac, ce serait plus pour le charisme et la médiatisation qui va avec. C’était vraiment le narvallo, le cas social (rires). Il y a eu tellement de légendes sur lui… C’était un personnage comme il n’y en aura jamais plus. Et surtout, il écrivait énormément, et ça, ça m’impressionne énormément.
Petit tu rêvais d’être :
Didaï : Je voulais être cascadeur ! Je kiffais « l’homme qui tombe à pic ». Je voulais faire pareil que lui : cascades, roulades… (rires).
Rimcash : Moi je voulais être docteur pour jouer au docteur toute la journée (rires).
Didaï décrit par Rimcash:
C’est le côté moelleux du groupe. C’est un grand producteur de son, si ce n’est l’un des meilleurs, et je ne suis pas le premier à le dire. Il a un grand talent, et aussi un peu de génie car il est autodidacte. Il s’est intéressé à la musique tôt et maintenant il est très très bon. Sinon, dans la vie, c’est mon sosse. On est tous les deux très complémentaires, je suis vif, il est posé. Quand je suis dans la merde je peux compter sur lui. Il a aussi plus de succès avec les meufs, moi je fais peur (rires). Ces derniers temps, c’est vrai qu’on fait beaucoup de rap ensemble, mais on a aussi de vrais atomes crochus. En ce moment, on fait des Grems Sunday : on va le voir peindre, on boit des bières, on chill et on fait des hippopotamus le soir (rires). On a d’ailleurs fait un clip avec lui qui devrait sortir bientôt, c’est réalisé par Neopen et le morceau s’appelle Hummer.
Rimcash décrit par Didaï :
C’est le MC qui a le flow tranchant (« pas trop chiant », rires). C’est un peu le côté brut du groupe, le vénère. C’est le Tupac de France avec des cheveux, moins de balles dans le corps, mais beaucoup plus de bières (rires). C’est le côté rue, cru… qui pue, ouais je fais des rimes (rires).
Plus sérieusement, on est deux entités très différentes, deux vécus différents, et du coup on se complète. C’est un des MC qui a les meilleures punchlines dans le rap français. Dans la vie, je l’aime bien, il me fait des surprises (rires). C’est un bon gars sur qui on peut compter. Il m’a d’ailleurs aidé plus d’une fois. C’est un mec super impulsif, et vu que moi je suis plus posé, ça me booste. Rimcash, c’est vraiment le gars qui me réveille !
Meilleur souvenir :
Le concert qu’on a fait dans un club qui s’appelle « Au soir » (mais ça a changé de nom), organisé par DJ Wor’king. C’était notre premier showcase ensemble. On s’attendait à voir uniquement nos potes, et finalement il y avait énormément de gens qu’on ne connaissait pas mais qui nous suivaient sur le net, qui connaissaient nos textes. Pourtant à l’époque on avait pas fait spécialement de buzz. On avait juste sorti deux clips, « MothaFuckaMoock » et « By Night ». On a été très agréablement surpris de voir autant de monde qui connaissaient notre taf alors qu’on avait pas encore sorti notre mixtape.
Pire souvenir :
Rimcash : Lors d’un festival avec plein de rappeurs, la foule était hostile. Il y avait une sale ambiance, c’était un peu malsain … dès que j’ai pu, je me suis cassé !
Votre rituel avant de monter sur scène :
Un flash de vodka, un joint, et Didaï fait un bisou à sa copine.
Matos :
Un ASR 10 pour sampler, une Bass-Station qui est un petit synthé analogique pour les sons Westcoast. Sinon j’ai un synthé Triton, et je séquence sur Nuendo. J’utilise aussi quelques VST.
Grems :
C’est lui la vraie folie du rap ! Enfin dans le bon sens du terme hein ! Parce qu’il fait son truc, il a son délire, il est dedans et il emmerde tout le monde ! Après, il reste ouvert, il écoute ce qui se passe, mais sans être trop influencé. En fait, si le rap français était la terre, Grems serait la lune. C’est vraiment un électron libre.
Humainement, il déchire, il est là, il est opé, c’est notre copain quoi (rires). Si tu veux un petit dossier, une fois on est parti à Bruxelles, on a fait une bouffe, et MaM a fini toutes les assiettes de riz. Depuis, quand ils se voient avec Grems, le riz est devenu une tradition, et il fait finir son assiette à MaM à chaque fois. Avec lui c’est tellement freestyle qu’on pourrait te sortir pleins d’anecdotes.
Sinon pour moi (Didaï), il m’a donné une bonne technique pour marchander mes sons avec d’autres artistes, que je ne peux malheureusement pas dévoiler (rires). C’est vraiment un grand cœur, il nous a toujours fait croquer, il a toujours assuré avec nous. Quand on a été à Bruxelles, il nous a hébergé, il nous a mis trop bien. On était parti là-bas sur un coup de tête avec MaM et Reukmé, Didaï nous avait lâché (rires).
Ce qui est rigolo, c’est qu’on écoutait pas trop ce qu’il faisait à l’époque, on avait jeté une oreille sur son travail mais sans plus. On s’est finalement penché dessus plus tard et franchement, c’est un génie. Il a vraiment de l’avance. Si on peut qualifier quelqu’un d’avant-gardiste, c’est bien lui. Pour finir, disons que c’est un gros travailler, un hyperactif, une vraie pile électrique (rires).
A ce moment là, la connexion galère un peu chez eux et ils insultent leur pote (Reukmé) qui les héberge, un très bon moment !
Set & Match :
Didaï : Au début, j’ai échangé quelques mails avec Bunk, et vu que le feeling est bien passé, c’est comme sur les sites de rencontres, on a fini par se voir en vrai (rires). A la première rencontre, je le trouvais un peu froid, mais finalement on s’entend super bien et j’aime le fait que ce soit un gros bosseur ! Tu vas vraiment le marquer ça ? (rires). Sinon artistiquement, j’aime vraiment Spaaz, c’est un espèce de Kid Cudi à la Française. J’aime sa nonchalance, son côté « je m’en bas les couilles ». Sur O’High, il m’a mis une petite pression, j’ai vraiment kiffé. Mais tous les autres sont très bons aussi hein ! Merde tu vas me faire dire des choses que je pense pas (rires). Pour en revenir à Bunk, je le trouve vraiment de plus en plus fort ! Il met toujours plus de pression à chaque morceau qu’il sort ! Je les ai tous rencontré à l’occasion de leur concert à la flèche d’or pour les Inrocks, ils sont tous excellents, on a passé une vraie soirée !
Rimcash : Je suis allé à Montpel ‘ et je les ai tous vu. J’ai appelé Bunk, et ils sont venus me chercher tous les 4 à ma sortie du train. On a passé une soirée ensemble et on a pas mal discuté. On a aussi fait une paire de morceaux qui ne sont pas encore sortis. Set & Match, c’est vraiment la famille. Ils sont dans le même délire que nous : le divertissement.
Triptik :
C’est un ami de Greg Frite, Captain alias Jean Pal, qui nous a mis en connexion. Il est tombé sur MothaFuckaMoo k, il a apprécié et a fait tourner à Greg. (Didaï précise que Jean Pal est un grand pionnier de Youtube et de Dailymotion). Patati patata, on s’est kiffé, on a bien déliré ensemble, et dans la foulée on a enregistré « On connait la chanson », Love at first sight quoi (rires). Ensuite, Greg nous a mis en connexion avec Dabaaz. Ça tombait à point parce que Triptik se reformait et c’était un honneur pour nous de bosser avec des « anciens » comme eux. Mais sinon, on les trouve chelou, c’est que du business. Si on leur parle, c’est pour toucher les royalties et faire du buzz, mais en vrai on les aime pas trop (rires).
Ce qui est rigolo (Didaï parle), c’est que j’avais contacté Dabaaz en 2007 via myspace pour faire une mixtape et le coquin ne m’a jamais répondu. Donc c’est beau de se retrouver comme ça. Plus sérieusement, ils sont super cool, c’est nos potes. En plus grâce à eux, on peut enfin rentrer en boîte, c’est à base de Rimcash +1, on est listé sur les Poyz’n Pirlz (rires).
Votre TOP 5 artistes :
Rimcash : Oxmo, Gainsbourg, Lil’Wayne (de juste après Carter 2 à juste après Carter 3), Jay-Z même si maintenant c’est trop un illuminati (rires), puis après Tupac, et Ill des X-men (on le stoppe parce que ça fait déjà 6).
Didaï : Snoop Dogg, Radiohead, Doc Gynéco (surtout Première consultation), Jay-Z, et le mentor Biggie.
Un artiste à suivre :
Rimcash : Nemir, un mec de Perpignan qui est très très bon. Il a gagné le buzz booster et a sorti deux maxis, Next Level 1 et 2. Il a également fait la première partie de Public Enemy.
Didaï : Moi je dirais Nekfeu qui a participé aux Rap Contenders. Il fait parti de l’entourage, il est bon, il est chaud, il est cool et il rappe super bien, sans prise de tête. Il y a aussi Ockney, un mec du 91, que j’ai découvert parce qu’il avait posté un clip sur le mur de Greg. J’avais pas kiffé la prod, mais j’aimais sa voix. Il a sorti la spliff tape, sur laquelle il se démarque avec un flow assez atypique. C’est du hip-hop dur et brut, mais qui contraste par un flow nonchalant et une voix très calme. Il va péter !
Les projets :
- Le clip Rimcash et Didaï avec Triptik (dispo => ICI <=). Ce morceau sera sur la compil Auguste Vol.2 mais uniquement sur la version CD qui sortira en édition limitée (1000 exemplaires).
- La mixtape Mothafuckamoock vol.2. Elle sera beaucoup plus estivale que la première, avec plus d’influences Westcoast et des trucs assez dansant. Il y aura des apparitions de Spaaz de Set & Match, MAM, Naï et Joy Thomas.
- DjunZ : c’est un groupe composé de nous et Greg Frite. On va sortir une mixtape avec pas mal de featuring (Nekfeu et Alpha Wann, Kussay, Nemir, Grems …). Ca devrait être disponible avant l’été.
- L’album solo de Didaï. Je l’avais prévu pour septembre, mais je vais repousser un peu.
- Deux clips de Rimcash. Un morceau solo et un autre avec Dj Workin qui s’apelerra « Open Bar ». Sinon il y a un autre clip qui arrive avec Naï, et il va y avoir un remix de Cheech & Chong sur la face B de Wiz Khalifa, qui s’appellera Cheech & Skunk.
MR. HYDE :
Toi élève :
Rimcash : Sale histoire (rires) J’avais des capacités que je n’ai pas exploité. On pouvait m’apercevoir dans la cour mais pas en cours. Touriste et fantôme étaient les mots qui me correspondaient le mieux.
Didaï : Je faisais le con avec les potes et je leur dessinais des personnages de Dragon Ball. L’école pour moi, ca se limitait à la récréation. J’etais pas mal effacé avec les profs, j’ai jamais eu la motivation d’apprendre. La pédagogie forcée ca te pousse à faire son contraire. Néanmoins, j’ai une petite amertume d’avoir été mauvais en math et en sciences physique car ça aurait pu compléter mes connaissances en acoustique. Résultat, je n’ai pas le bac, mais bon, je m’en tape un peu de ce diplôme.
Lecture préférée :
Didaï : En ce moment, je lis le livre de la méditation et de la vie de Krishnamurti. L’ensemble de mes lectures se dirige vers des oeuvres spirituelles. C’est d’ailleurs un des points commun que j’ai avec Greg Frite. Sinon j’aime bien lire Tom Tom et Nana (Rires)
Rimcash : L’équipe et le parisien.
Première pensée en te levant le matin :
Didaï : Je suis encore myope !
Rimcash : Kush & Orange Juice.
En cas d’incendie, tu sauves trois choses :
Didaï : Mon ordi, ma carte son, mes disques durs
Rimcash : Iphone (pour mes textes), mes lunettes de soleil, un caleçon propre pour le lendemain (rires).
Ton plus gros mensonge :
Didaï : Quand j’étais en maternelle, je disais que mon père c’etait X-OR, et on me croyait (rires).
Rimcash : Dire que je mens pas !
Ton film culte :
Didaï : Menace 2 Society, « J’te suce la bite mec ! J’ai un cheeseburger ! »
Rimcash : Snatch, Fight club, La cité de dieu…
Niveau sappes :
Didaï : Moi, c’est plutôt simple : un jean, un t-shirt, une casquette, des jordan… J’aime bien Poyz’N'Pirlz, Qhuit…
Rimcash : Pareil, jean et t-shirt sponsorisés (rires).
Les sneakers :
Didaï : Résolument Nike ! Surtout les Jordan et les Air Max 1, sinon les reebok Pump, mais pas les modèles chelous avec les couleurs Flashy. Et des p’tites Vans.
Rimcash : Nike aussi, surtout les Air Max Light, les Air Max 1 et les 180 Structure.
Une passion cachée :
Didaï : J’ai toujours aimé tout ce qui touchait au domaine artistique. Le dessin est une vrai passion, mais faut que ça reste caché (rires).
Rimcash : J’aurais voulu savoir chanter un peu comme booba, mais j’aime pas l’auto-tune donc je m’abstiens.
Dans la peau d’un homme pendant 24 heures :
Didaï : Nathan de la série Misfits. Il a ce coté « je m’en bas les couilles » que peu de personne ont dans la vrai vie. Et surtout, il est immortel.
Rimcash : Homer Simpson, c’est mon idole.
Un surnom :
Didaï : Dans mon entourage proche et dans ma famille on m’appelle Daddy, bien que je ne sois pas encore papa. C’est en référence à « Petit père ». Chez nous on est cainri, alors quand j’étais petit on m’appelait « Petit Daddy » (rires). Après j’ai grandi (enfin un petit peu) et le « petit » a disparu. Didaï, c’est le verlan de Daddy, c’est aussi simple que ça.
Rimcash : Mes potes m’appellent AP au quartier, va savoir pourquoi. C’est une légende urbaine…
Trois personnes avec qui dîner :
Rimcash : Une bonne copine, Eva Mendes et une équipe de potos. Avec du monde en gros, le genre de repas familiale façon mafia. 30 ans de prison autour de la table (rires).
Vous allez manger quoi ce soir :
On a déjà mangé, on vient de se taper un McDo en speed pour arriver à l’heure pour l’interview (rires).
Un site internet :
Rimcash : Facebook, Gmail et Twitter.
Didaï : Gmail, Facebook et Twitter depuis peu.
Ce que tu refuserais de faire même pour un million d’euros :
Didaï : Fumer du crack.
Rimcash : Me mettre des trucs dans le cul. (Didaï et Reukmé interviennent en disant que pour 2 millions il le fait !). Rimcash répond : Ouais d’accord mais des petits trucs alors, genre un tic-tac ou un coton-tige.
Tes 5 derniers achats par carte bancaire :
Rimcash : Je dirais mes courses. On est pas vraiment dans la société de consommation. On va boire des bières, on s’achète des clopes. On est plus dans la convivialité, dès qu’on a un peu de ronds qui traînent, on va se faire une petite bouffe, un p’tit resto.
Didaï : Deux paires de Jordan 3, un resto, mes courses, des clopes…
Des animaux :
Rimcash : Moi j’ai un Didaï (Rires)
Le talent que tu aimerais avoir :
Didaï : Savoir jouer de la guitare avec les pieds sur la chaise façon cow-boy.
Rimcash : Savoir jouer du piano debout façon Michel Berger.
A ce moment là, quelque chose passe devant la webcam. Il s’agit d’un chèque de 2 millions d’euros rédigé par Reukmé à l’ordre de Rimcash et du coton-tige.

Actrice préférée :
Didaï : Mélanie Laurent pour la beauté
Rimcash : Emma Decaunes, Marion Cotillard, Sophie Marceau. Que des françaises, tu as vu comme je suis integré (rires).
C’est comment chez vous :
Rimcash : Je suis chez ma mère, donc c’est pas vraiment chez moi. En plus, j’ai habité longtemps tout seul, donc là je ré-apprends à vivre, je peux pas faire la bouffe à deux heures du mat’, je peux pas fumer aux toilettes (rires).
Didaï : Je suis aussi chez mes parents. Disons que pour le moment, j’ai pas de situation stable on va dire. Mais j’aimerais bien m’installer vite avec ma copine, avoir mon petit cocon…
Toi dans 10 ans :
Didaï : Je suis assez épicurien (Rimcash intervient en disant qu’il aura une maison avec madame et 2 enfants). J’aime bien vivre au jour le jour, je ne me pose pas de questions. Ah si, j’aurais une calvitie (rires).
Rimcash : Moi j’aurais des cheveux plus longs, c’est tout.
Ce que tu ferais avec un million d’euro :
Rimcash : Je fais construire une maison pour ma grand-mère au bled.
Didaï : J’achèterais une maison et je me ferais un vrai studio dedans avec tout le matos dont j’ai toujours rêvé (“pour qu’il puisse faire des featuring avec ma grand-mère” crie Rimcash, (rires)).
Libre-expression :
« Je mange pas de porc mais j’aime bien les cochonnes »
« J’ai pas encore pris ma vie en main, elles sont occupées à tenir ma cannette et à caresser des seins »
Une question à nous poser :
Quand est-ce que vous nous invitez à Lille ?
Voici donc le résultat de plus de 3 heures d’interview avec l’équipe. Ce fut vraiment un moment fantastique, je crois que je me suis rarement autant tapé de barres. On a essayé de retranscrire fidèlement la discussion, et j’espère que vous avez bien été imprégné de l’atmosphère qui régnait. Pour le défi Dirty 21, il arrive très bientôt, croyez-nous. Merci encore aux deux zouaves dont vous n’aurez pas fini d’entendre parler sur Dirty 21 !
Pour télécharger la mixtape Mothafuckamoock, c’est ICI.
Twitter Rimcash — Twitter Didaï


Montreuil , la peche … toute ma jeunesse. c est chez moi ca
Bonsoir,
je tenais à vous faire part de la sorti du maxi « Quand sur le bitume, les lignes blanches battent les temps » VOL 1
Tailler dans le coeur, elle reflaite ce que je voulais apporter au Rap d’aujourd’hui. Aprés 3 ans de trêve je redonne ça.
J’en suis vraiment content.
Et j’espère que ce sentiment sera partagé.
merci par avance de l’attention que vous porterez à ce message.
http://www.virtuozard.com/nzoo (tout les titres)
http://soundcloud.com/nzoo-le-zulu (les deux premiers titres)
PEACE
Bonjour NZOO, merci de partager ton actu.
Par contre, à l’avenir, merci de nous contacter directement. Tu peux écrire à l’adresse suivante : contact@dirty-21.com
Nous nous ferons un plaisir de répondre à ta demande.
A bientôt,
Y-Kee // Dirty 21.
[...] Interview RIMCASH & DIDAÏ. [...]